annick biography
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LUCREZIA BORGIA
Thtre du Capitole de Toulouse


 



Nous attendions beaucoup de la première Lucrezia Borgia d’Annick Massis , nouvelle étape d’un parcours donizettien marqué de superbes réussites (Lucia di Lammermoor, Maria di Rohan, Maria, Stuarda….) Mais la soprano française, connue pour sa retenue et son irréprochable correction vocale et stylistique, nous a totalement pris par surprise en se jetant dans le rôle avec une fougue et une intensité inédite . La précision du chant , la perfection de la technique, le sens des nuances, la variété du phrasé, la facilité de l’aigu, sont toujours au rendez-vous. Ce qui étonne , c’est la violence des accents, en particulier dans l’affrontement avec Alfonso, à la fin de l’acte I, et dans la scène finale. Grâce à un registre grave libéré de toute entrave, Annick Massis endosse avec un aplomb stupéfiant les atours de la grande tragédienne romantique, en évitant tout effet expressionniste dans l’expression de la haineux de la douleur. Après un pareil  accomplissement , on rêve de l’entendre en Paolina de Poliuto , Parisina où Gemma di Vergy , voire, pour sortir de Donizetti, en Semiramide où Imogene d’Il Pirata. Surtout on aimerait qu’elle revienne à Maria Stuarda pour compléter un portrait certes convaincant (à Marseille comme à Monte Carlo), mais un peu trop tourné vers l’aspect victimaire de la Reine d’Ecosse.



RICHARD  MARTET | Opéra Magasine